Soudan : le Conseil de sécurité de l’ONU alarmé par le renforcement des paramilitaires des FSR autour d’El-Obeid

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé, samedi, sa vive inquiétude face aux informations faisant état d’un important déploiement de renforts militaires des Forces de soutien rapide (FSR) autour d’El-Obeid, capitale de l’État du Kordofan du Nord.
Dans un communiqué, les membres du Conseil ont fait part de leurs préoccupations concernant le « risque imminent d’atrocités de masse » et ont exigé que les FSR mettent immédiatement fin à leur offensive, soulignant le danger d’une éventuelle attaque terrestre contre la ville.
Selon le Conseil, cette nouvelle escalade risque d’aggraver davantage une situation humanitaire déjà critique dans les États du Kordofan.
Par ailleurs, l’organe onusien a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils et à respecter leurs obligations au regard du droit international, en rappelant notamment les engagements pris dans le cadre de la Déclaration de Djeddah.
Les membres du Conseil se sont également déclarés particulièrement préoccupés par la recrudescence des frappes de drones et ont insisté pour que les auteurs d’exactions soient tenus responsables de leurs actes.
Le Conseil a, en outre, souligné l’importance de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave, tout en exhortant les pays étrangers à s’abstenir de toute ingérence extérieure dans le conflit.
Réaffirmant son attachement à l’intégrité territoriale du Soudan, le Conseil de sécurité a rejeté toute tentative des FSR de mettre en place une « autorité gouvernementale parallèle ».
Enfin, les membres du Conseil ont appelé les parties belligérantes à cesser immédiatement les combats.
Le Soudan est plongé dans un conflit depuis avril 2023, lorsque des affrontements ont éclaté entre l’armée et les FSR autour du projet d’intégration de cette force paramilitaire au sein des forces armées régulières. Cette guerre a provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, faisant des dizaines de milliers de morts et près de 13 millions de déplacés.



