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Le JDD accusé d’être d’«extrême droite» ? La majorité présidentielle divisée sur la marche à suivre

Entre condamnation, silence et participation, la majorité macroniste est divisée sur la marche à suivre vis-à-vis du Journal du dimanche. Du côté de l’Elysée, l’entourage du président se montre très discret. Alors que l’arrivée de Geoffroy Lejeune à la tête du Journal du dimanche a été la saga médiatique de l’été en France, la majorité présidentielle peine à se positionner quant à la marche à suivre à l’égard de ce journal. Le député Karl Olive a ainsi été pris à partie par certains de ses collègues pour avoir fait paraître une tribune dans le JDD.

La participation à une tribune dans le Journal du dimanche «n’engage en aucun cas les députés Renaissance». Le président du groupe de la majorité à l’Assemblée nationale, Sylvain Maillard, a fait connaître son désaccord le 19 août après avoir appris la parution à venir d’une tribune du parlementaire de la majorité Karl Olive. Le papier publié par ce dernier n’est pas vraiment sujet à polémique dans le fonds puisqu’il fait l’apologie de la démocratie de proximité, mais c’est le canal emprunté qui dérange : le JDD. En effet, le président du groupe avait donné pour consigne une semaine plus tôt de ne pas répondre à ce journal détenu par Vincent Bolloré et dirigé désormais par l’ancien rédacteur en chef de Valeurs actuelles Geoffroy Lejeune, accusé d’être proche d’Eric Zemmour ou de Marion Maréchal Le Pen. Il lui a aussi été vivement reproché que, sous sa direction, Valeurs actuelles soit condamné pour injure publique à caractère raciste envers la députée LFI (gauche radicale) d’origine gabonaise Danièle Obono, après un dessin la représentant en esclave. Sur son compte X (Ex-Twitter), Karl Olive s’est défendu indirectement, estimant que le sujet intéressait les Français, et a remercié pour les nombreux messages de soutien reçus. La passe d’armes entre le député Olive et le député Maillard n’est pas sans rappeler l’anicroche gouvernementale du début du mois qui avait vu le ministre des transports, Clément Beaune, prendre ses distances avec la secrétaire d’Etat chargée de la ville, Sabrina Agresti-Roubache, laquelle avait accordé un entretien à ce journal.

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