Mardi 11-05-2021
Rechercher un article
   
   
 
Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez-nous
 
Nation  
 
 
 
Entre 2021-2022 : De vives tensions économiques et sociales attendues
 
 
Mise à jour : 11-05-2021
 

Par : Mebtoul A.

 
Le  rapport publié par  le FMI intitulé  "Perspectives économiques régionales au Moyen-Orient et en Asie centrale 2021 ", a prévu pour l'Algérie un taux de croissance, pour 2021, de 2,9% et un PIB brut de 153,5 milliards de dollars, contre 200 en 2018 et 160 en 2019.  
 
La crise de la Covid-19, a  exposé les banques locales à dépasser 45% du total de leurs actifs bancaires avec  une dette publique totale par rapport au PIB de 63,3%, contre 53,1% en 2020, et que la dette publique nette totale représentera 60,5%, contre 50,4% en 2020.  Les dégâts causés par la crise sanitaire induite par la propagation de l'épidémie du coronavirus et par la chute des prix de pétrole , le taux de chômage incluant la sphère informelle et les emplois rente, devrait atteindre 14,5 en 2021, et 14,9% en 2022, contre 14,2% en 2020, ce taux dépassant les 30% pour les catégories  20/30 ans et paradoxalement les diplômés .Quant aux start-tup, il leur faut un environnement productif favorable étant des prestataires  de services, ne pouvant donc évoluer dans le temps que dans un cadre stratégique clair, que si elles ont un marché. Or, , le tissu économique est caractérisé  actuellement par plus de 95% étant des unités personnelles ou de petites  SARL  à gestion familiale  peu innovatrices dont le taux d'intégration ne dépasse pas 15%, la restriction des importations ayant occasionné des ruptures d'approvisionnement. où selon les organisations patronales plus de 50% des activités sont en sous capacités. 
Le risque est de se retrouver   avec le même impact négatif de faillites comme les nombreux projets de l'ANEJ . 
Le montant des services   ont fluctué entre 10/11 milliards de dollars par  an entre 2010/2019  accroissant les tensions financières , l'Algérie ne possédant pas à ce jour de véritables bureaux d'études pluridisciplinaires complexes, renvoyant à l'exode de cerveaux  où une dernière enquête internationale d'avril 2021 est inquiétante, plus de 80% des compétences désirant s'expatrier et dans ce cas il est utopique de parler de l'économie de la connaissance où les discours sont en contradiction avec la  réalité, le primat des salaires  rente.  Ce faible taux de croissance   a des incidences sur le niveau  des réserves de change, qui  étaient en  2013  de 194,0 milliards de dollars,  en   2018 :de 79,88 milliards de dollars,  en 2019 : 62 milliards de dollars  et fin  2020,  entre 42/43 milliards de dollars. 
Les réserves de change ont baissé entre 2019/2020 de 20 milliards de dollars. Pour le  PLF-2021, au cours de 128 dinars un dollar au moment de l'établissement de la loi, nous avons  un déficit budgétaire record de plus de 21,75 milliards de dollars contre à la clôture 2020 de 18,60 milliards de dollars avec un déficit global du Trésor de 28,26 milliards de dollars, soit 17,6% du PIB. 
Comme conséquence une baisse du taux de croissance du PIB à prix courant, tiré essentiellement par la dépense publique via la rente des hydrocarbures,   qui a été en 2019 de 0,8%, en 2020 moins 6%  avec une prévision de 2,9% en 2021 alors que le  taux de croissance se calcule par rapport à la période précédente, le taux de croissance négatif positif en 2021, rapporté à 2020, moins de 6% donne toujours un taux de croissance faible, en terme réel entre 0 et 1% largement inférieur à la croissance démographique, supposant un taux de croissance de 8/9%  afin d'absorber 350 000/400 000 emplois par an. On ne peut tout restreindre, quitte à étouffer tout l'appareil productif quitte à aller vers une implosion sociale avec un taux de chômage ayant avoisiné 15% en 2020. Cette faiblesse du taux de croissance a un impact sur l'évolution   de la cotation du dinar corrélée aux réserves de change via les recettes d'hydrocarbures à plus de 70% qui a évolué ainsi de la période de 2001 à mai  2021 :  - 2001 : 77,26 dinars un dollar et 69,20 dinars un euro -- 2018 : 116,62 dinars un dollar et 137,69 dinars un euro - 2019 : 119,36 dinars un dollar et 133,71 dinars un euro - 2020 : 128,31 dinars un dollar et 161,85 dinars un euro avec une cotation sur le marché  parallèle malgré la fermeture des frontières entre 210/211 dinars un euro.   Selon la BA,  le dinar a repris sa dépréciation étant coté officiellement  entre le 6 et 10 mai  2021, de 133,7398 dinars un dollar et 160, 8221dinars un euro. 
Le gouvernement projette dans le PLF-2021,  une amplification de sa dévaluation,  2022, 149,32 DA pour 1 USD et pour 2023  156,72 dinars un dollar. Cette dévaluation qui ne dit pas son nom permet d'augmenter artificiellement la fiscalité hydrocarbures (reconversion des exportation hydrocarbures en dinars) et la fiscalité ordinaire (via les importations tant en dollars qu'en euros convertis en dinar dévalué), cette dernière accentuant l'inflation des produits importés (équipements), matières premières, biens finaux, montant accentué par la taxe à la douane s'appliquant à la valeur dinar, étant supportée en fin de parcours, par le consommateur comme un impôt indirect, l'entreprise ne pouvant supporter ces mesures que si elle améliore sa productivité. 
M.A.
 
Imprimer Envoyer cet article
 
 
Lire aussi les articles de la même rubrique:
 
Distribution de 5000 logements de différentes formules à Alger Abdelaziz Djerad préside la cérémonie
 

Par : Said B.

 
 
Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a présidé, lundi à Alger, la ...
Voir détail
   
Acquisition d'équipements et de matériels pour les jeunes porteurs de projets L'ANADE annule la liste des fournisseurs agréés
 

Par : Med wali

L'Agence nationale pour le soutien et le développement de l'entrepreneuriat (ANAD) - anciennement (ANSEJ), a annulé la liste des ...
Voir détail
   
Ryad Boudjemadi : "La transition énergétique est pourvoyeuse de nouveaux métiers et un gisement d'emplois "
 

Par : Ahmed Saber

Expert international en énergie électrique, Ryad Boudjemadi, plaide activement pour la transition énergétique qui ...
Voir détail
   
Journée d'études: Appel à créer une académie de lutte contre la corruption
 
Les participants à la Journée d'études sur "l'éthique dans l'Administration et l'entreprise publiques" ont appelé, ...
Voir détail
   
" TahlaLemma " Henkel Algérie contribue à partager 100 000 bonheurs avec son action de solidarité
 
 
Henkel Algérie, leader des détergents et produits d'entretien, a reconduit cette année son action solidaire "TahlaLemma" ...
Voir détail
   
 
 
Alger Les lauréats du Prix d'Alger de récitation du Coran honorés
Congé de maternité: Une campagne d'information sur les demandes en ligne
Jijel: Apparition de physalies sur la plage de Sidi Abdelaziz et Béni Belaïd
HORMIS LES DIVISIONS ENTRE L’EST ET L’OUEST QUI REFONT SURFACE La Libye dénonce l’ingérence des pays occidentaux
Distribution de 5000 logements de différentes formules à Alger Abdelaziz Djerad préside la cérémonie
 
 
 
La reforme du Service public augmentera ...

Par : R.N.

Le président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Rédha Tir, a affirmé ...

   
  Lire la suite
 
 
 
 
 
 
   
   
  Edition en PDF
   
    Les rubriques
  Nation
  Regions
  Energie
  Reportage
  Culturelle
  Finance
  Focus
  Emploi
  Agriculture
  Multimedia
  Post Scriptum
  Conjoncture
  Zoom
  Internationnal
  Tendances et marches
  Maghreb
  Sport
  Afrique
   Débats
  Idees
  Analyses
  Contribution
  Documents
  
 
 
 
 
 
 
votant(s)| Oui: , Non:
 
 Oui Non
 
ENERGIE
Brent Londres 49,020   $/baril
WTI New York 42,250   $/baril
 
Devise Achat Vente
Dollar 113.4969 113.5119
Euro 132.7914 132.8657
Livre 150.6463 150.6862
Yen (100) 100.3332 100.3908
SAR 30.2626 30.2690
KWD 375.3204 375.7428
AED 30.8953 30.9078
 
 
 
SARL MPE
Maison de la presse Safir Abdelkader
Kouba, Alger Algerie
Administration :TEL+213 023 70 94 94
Rédaction        :TEL+213 023 70 94 61
                         TEL+21321 23 44 54
                   
  Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez nous