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Hommages à celui qui a eu à accomplir quatre grandes missions durant les moments décisifs de l'histoire de l'Algérie contemporaine Mohamed ...
 
 
Mise à jour : 30-06-2022
 
Les autres pays nous ont devancés par la science et la technologie ". C'était le dernier mot prononcé par Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992 alors qu'il animait une rencontre régionale des cadres de l'Etat et des représentants de la société civile à la Maison de la culture d'Annaba et ce, avant d'être froidement assassiné. 
Tayeb El Watani, peu connu par la nouvelle génération lors de son retour en Algérie le 16 janvier 1992, pourtant un héros de la lutte de Libération nationale. Engagé très tôt, en 1950, dans la lutte de l'indépendance au sein de l'Organisation secrète (OS), branche armée du Mouvement pour le Triomphe des libertés de Messali Hadj, recherché par l'occupant français, il mène la vie d'un militant clandestin, parvenant à échapper à la police tout en séjournant en territoires français et algérien. Il est l'un des chefs historiques du Comité révolutionnaire pour l'Unité et l'action (CRUA), futur FLN, qui déclenchèrent l'insurrection de la "Toussaint 1954 ", événement qui amorça la Guerre de Libération nationale.
Boudiaf, ce vétéran du nationalisme algérien, nommé président du Haut Conseil d'Etat, le 14 janvier 1992 après la démission du président Chadli Bendjedid, a eu selon un de ses plus proches compagnons, à accomplir quatre grandes missions durant les quatre moments décisifs de l'histoire de l'Algérie contemporaine. De 1947 à 1950, il a recruté les membres de l'OS qui seront les fondateurs du FLN-ALN et implanté ses cellules dans le Constantinois. De 1953 à 1954, devant l'impasse du mouvement national, il fit appel aux hommes qu'il avait lui-même forgés pour déclencher la Révolution qui arrachera l'indépendance du pays en 1962.
Forcé à l'exil après s'être, en vain opposé à l'établissement du " système ", Boudiaf viendra encore une fois au secours de la patrie en danger après les élections législatives de décembre 1991. Mais au moment où il renouait avec son peuple, l'homme du Premier novembre 54 fut liquidé physiquement/ Ce crime ignoble a rendu le drame que vit l'Algérie inéluctablement. L'ancien coordinateur national du déclenchement de la Révolution du Premier Novembre 54 regagna Alger le 16 janvier 1992, président du HCE, après 28 ans d'exil au Maroc. Son retour enthousiasma ceux qui l'avaient connu, intrigua les médias nationaux et étrangers, contraria ses adversaires politiques internes et les représentants des grandes puissances occidentales, laissa indifférents la majorité des Algériens nés après l'indépendance, provoqua la rage des "gourous ", inquiéta les notables et apparatchiks du FLN surtout lorsqu'il déclara quelque jours avant son retour qu'il ne rentrerait que s'il pouvait être utile au pays. "Mais si c'est pour faire des histoires non. Car l'Algérie a besoin d'hommes capables de se sacrifier pour elle, la servir et non se servir".
Dans son discours à l'occasion de l'installation du CCN (Conseil consultatif national, Mohamed Boudiaf faisant part de ses conclusions depuis son installation à la tête du HCE disait: "Cent jours au cours desquels j'ai rencontré beaucoup de monde, étudié beaucoup de monde. J'ai étudié beaucoup de dossiers, recueilli beaucoup d'informations. Le devoir de vérité m'oblige à vous dire que j'ai découvert que notre crise avait une ampleur considérable, car elle touche notre société dans ses profondeurs, dans son identité, ses valeurs, ses institutions, son fonctionnement. Je reste convaincu que notre pays a besoin d'un changement radical. Le changement attendu de tous devra toucher tous les aspects de notre vie économique, sociale et culturelle. Je saisis l'occasion de l'installation du CCN pour m'adresser au peuple algérien et lui annoncer que le choix fait en faveur du changement radical est le seul choix valable, le seul qui permettra à notre pays de sortir de la situation de crise ". Pour Tayeb El Watani "rien ne peut se faire de grand sans la mobilisation du peuple ". Son mot d'ordre: "l'Algérie d'abord et avant tout ". Il se fixe comme objectif " la lutte contre l'inertie, la fainéantise, le doute et l'échec. Le choix est clair : rester les bras croisés à attendre, ce qui signifie continuer de faire marche arrière et le désespoir permanent ou se mobiliser et s'engager dans la bataille de survie, alors tout redeviendra possible pour relancer l'Algérie ". Dès son premier discours à la nation, les Algériens, la jeunesse en particulier ont découvert sa modestie légendaire, de même que son engagement à servir l'Algérie ainsi que sa volonté de travail pour sortir le pays de la crise. Il tire sa force de sa conviction, chevillée au corps d'un nationaliste. Le peuple dans sa grande majorité était convaincu et sûr de son action à sauver l'Algérie. Une action juste et raisonnable Boudiaf de son côté savait qu'il allait participer à la plus grande réalisation de mutation du pays, mutation humaine et socio-économique de l'histoire contemporaine de l'Algérie. 
Voilà l'homme que le peuple algérien respecte et aime, toujours attentif aux autres. Un peuple qui le pleure encore et qui demande la vérité sur son assassinat. Porteur de l'original du Message de Novembre 54, du même espoir, exprimé et justifié dès son retour pour servir l'Algérie, Boudiaf s'est mis à défendre cet héritage et ses valeurs dont il voulait la " pérennité ".
C'était pour lui une valeur à conquérir. Mais le destin en décidera autrement ce 29 juin 1992 à 11h30 .
A. Z.
 
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