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Lors de son passage au " Forum de la Presse " Achabou dfend l'importation des vhicules au lieu du montage
 
 
Mise à jour : 30-12-2020
 

 

Par : Med Wali  

Le secteur de l'automobile en Algérie a fait couler beaucoup d'encre, l'importation de kits automobiles est passée à 1,5 milliard de dollars contre 1,4 milliard en 2018. Ce n'est pas tout car, le recours à l'assemblage local s'est révélé monstrueusement coûteux. En deux ans, la facture des intrants a plus que doublé, selon les experts du secteur.
 
Le "Forum de la Presse ", co-organisé par le quotidien " Le Maghreb de l'Economie " et le site d'information " Dzertic24.dz ", a reçu le concessionnaire automobile, Abderrahmane Achaïbou afin d'apporter un éclairage ou un aperçu global sur le domaine qu’il connaît depuis une quarantaine d'années, il a tout de même reconnu que l'importation des véhicules neufs est grandement bénéfique et moins cher que l’implantation d’usines de montage de véhicules. Lors de son introduction, notre invité a fait un petit tour d'horizon sur le marché algérien de l'automobile tout en précisant que ce dernier a connu plusieurs expériences, en passant par l'activité de Sonacome durant les années 80, allant jusqu'à l'autorisation d'importation de véhicules, l'importation de véhicules de moins de 3 ans, l'ouverture du marché aux concessionnaires représentant les marques internationales, le système de quotas instauré en 2016, l'interdiction des importations de CBU par les concessionnaires, la mise en place des lignes d'assemblage SKD et enfin la limitation des volumes d'importation de ces kits en 2019. 
 
Le gouvernement
 a raison de ne pas prioriser le secteur 
Interrogé sur la pénurie existante sur le marché des véhicules, Abderrahmane Achaïbou dira que 
"le gouvernement a raison de ne pas placer sa priorité dans ce marché, comme il est conscient de ce qu'il faut faire, en particulier dans ces circonstances difficiles, imposées par la pandémie coronavirus, et la baisse des prix du pétrole qui a conduit à la baisse des réserves de change à leur plus bas niveau en 10 ans ", indiquant que le retour des importations de véhicules neufs dépend de l'amélioration de la situation économique mondiale et de la hausse des prix du pétrole. L'intervenant souligne que " la date d'entrée du premier véhicule importée demeure toujours inconnue, et qu'il faudrait attendre encore une petit peu ", soulignant que " le gouvernement, à sa tête le ministère de l'Industrie, est pleinement conscient du dossier pour le gérer comme il se doit afin d'éviter les erreurs du passé. " Le gouvernement prend la décision la plus appropriée, en particulier dans les circonstances difficiles que traversent l'économie mondiale et l'économie nationale notamment. " S'agissant des investissements dans le domaine de montage des véhicules, Abderrahmane Achaïbou a expliqué que parmi plus de 160 pays dans le monde, seuls une vingtaine ou une trentaine de pays produisent des véhicules. 
Tout en soulignant que " le manque d’usines de fabrication 
de véhicules en Algérie, n'est pas un grave problème et que cette lacune peut être corrigée en investissant dans des secteurs plus rentables et à moindre coût, tel que le secteur de la textile, ainsi que les  industries agricoles et manufacturières qui peuvent contribuer à réduire la facture d'importation et à augmenter le volume des exportations hors hydrocarbures.
 
Investir dans la construction automobile est actuellement inutile
L'homme d'affaires Abderrahmane Achaïbou explique que l'investissement dans le montage des véhicules comporte actuellement des risques et ne sera pas rentable ni pour l'investisseur, ni pour le Trésor public, en raison de la concurrence féroce imposée par les grands producteurs du secteur automobile. Il assure au passage que " les importateurs et les concessionnaires des véhicules n'ont pas une expérience suffisante pour investir dans l'industrie automobile. Cela peut échouer sur les projets de montage local, indiquant la nécessité d'étudier plus sérieusement les demandes de création des usines avant l'octroi  des accréditations aux demandeurs. L'invité du " Forum de la Presse " a déclaré que le retour de l'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché national nécessite de pomper plus de 400 000 unités.
 
La corruption a affamé le marché de l'automobile en Algérie
Dans ce sillage, l'orateur précise que les pratiques adoptées par " la mafia " entre 2014 et 2018 ont conduit à la création d'une véritable crise sur le marché automobile en Algérie. " La issaba " a pillé des milliards de dollars en raison des exonérations douanières et fiscales dont bénéficiaient les usines de montage déguisé, à l'époque du ministre de l'Industrie Abdesslam Bouchouareb. Achaïbou confirme, entre autres, que " les usines de l'automobile consomment environ 8 milliards de dollars pour fabriquer  moins de 200 000 voitures, alors qu'on aurait pu importer 800 000 voitures assemblés avec le même montant, ainsi qu'avec le paiement des droits de douanes et des impôts, afin de renflouer les caisses du Trésor public. L'invité du " Forum de la Presse " a critiqué le cahier des charges initié par l'ancien ministre de l'Industrie, Abdesslam Bouchouareb et un concessionnaire, soulignant que " ce cahier des charges a été préparé sur mesure, de manière à écouler des véhicules aux consommateurs à des prix élevés à plus de 15% de leur prix réel ", a-t-il dit. 
En sus, il nous a indiqué que " la crise actuelle du marché de l'automobile est provoquée par la suspension des importations en 2016. Cette situation a grandement affecté le déséquilibre entre l'offre et la demande. 
 
Bouchouareb m'a demandé un " café " 
de 15 milliards de centimes
Revenant sur son audience à la Cour d'Alger, lors du procès en appel sur le montage automobile, Achaïbou nous a indiqués qu'il a dit au juge qu'il était méprisé par l'ancien ministre de l'Industrie qui est en fuite. "Abdessalem Bouchouareb m'a demandé 15 milliards de centimes pour régler mon dossier." " Je remercie l'ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia de ne pas avoir pris en considération mon dossier parce que s'il l’avait fait, aujourd'hui je serais avec lui dans la même cellule ", a-t-il dit.
M.W.
 
 
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