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Salaire minimum L'Union européenne trouve un d'accord
 
 
Mise à jour : 09-06-2022
 
Les 27 états membres de l'UE ont annoncé, mardi 7 juin, avoir trouvé un accord visant à se fixer un cadre commun pour garantir dans chaque pays un salaire minimum.
 
états membres et eurodéputés ont trouvé un accord mardi 7 juin sur des règles communes pour garantir dans chaque pays un salaire minimum assurant "un niveau de vie décent" sans être nécessairement identique dans toute l'Union européenne, malgré l'opposition de la Suède et du Danemark. Le compromis, fruit de longues négociations, prévoit des règles contraignantes pour les 21 pays de l'UE déjà dotés d'un salaire minimum afin de favoriser son augmentation, en imposant une plus grande transparence sur la manière de le déterminer, mais il ne fixe pas de seuil minimum européen uniforme. Il n'oblige pas non plus à introduire un salaire minimum dans les six pays qui n'en disposent pas et où les niveaux de revenus sont déterminés par la négociation collective (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède). Les 21 états concernés "devront évaluer si leur salaire minimum légal existant est suffisant pour assurer un niveau de vie décent, compte tenu de leurs propres conditions socioéconomiques, du pouvoir d'achat" via un panier de biens et services à prix réels, ainsi que "des niveaux nationaux de productivité et de développement à long terme", explique le Parlement dans un communiqué. Les gouvernements peuvent également appliquer des valeurs de référence, comme "60% du salaire médian brut" ou "50% du salaire moyen brut", précise l'accord. "Grâce à cette loi, nous réduisons les inégalités salariales et faisons pression pour que les travailleurs les moins bien payés d'Europe bénéficient de salaires plus élevés", a commenté l'eurodéputée néerlandaise Agnes Jongerius (S&D, sociaux-démocrates), co-rapporteur du texte. L'accord, basé sur une proposition d'octobre 2020 de la Commission européenne, vise à lutter contre le dumping social au sein de l'UE et à encourager une convergence "vers le haut" des niveaux de rémunération. Malgré l'exemption dont ils bénéficient, Stockholm et Copenhague ont averti mardi qu'ils s'opposeraient au texte, même si cela ne devrait pas empêcher son adoption à la majorité qualifiée des états lors d'un vote formel au Conseil. "La fixation des salaires est mieux gérée quand elle se fait par ceux qui en sont le plus proches. En Suède, cela veut dire par les syndicats, sans ingérence politique", a souligné devant la presse la ministre suédoise du Travail Eva Nordmark. "Nous nous sommes battus pour que [cette directive] n'interfère pas directement avec les principes de base de notre modèle", a abondé son homologue danois Petter Hummelgaard dans un communiqué.
La nouvelle législation européenne entend également renforcer le poids de la négociation collective : les états dans lesquels moins de 80% de la main-d'œuvre est protégée par une convention collective seront contraints de créer un plan d'action pour augmenter progressivement cette couverture et impliquer davantage les partenaires sociaux dans la révision des niveaux de rémunération. "Cette directive va stimuler le dialogue social, c'est particulièrement important dans le contexte inflationniste actuel", s'est réjouie l'eurodéputée Sylvie Brunet (Renew, centristes et libéraux). Les Vingt-Sept sont historiquement très divisés sur le sujet en raison de la diversité des systèmes nationaux de fixation des rémunérations. Les salaires minimum varient grandement au sein de l'UE, allant de 332 euros en Bulgarie, à 2.202 euros au Luxembourg, selon des chiffres de 2021.
 
L'Allemagne donne un beau coup de pouce à son salaire minimum
Le parlement allemand a donné son feu vert, la semaine dernier, au relèvement du salaire minimum horaire à 12 euros. Une promesse de campagne du chancelier Olaf Scholz.
Le parlement allemand a approuvé vendredi dernier, le relèvement du salaire minimum horaire à 12 euros brut au 1er octobre, une mesure phare du programme du chancelier Olaf Scholz mais pas exempte de critiques dans un contexte d'inflation galopante. "La sécurité et la paix sont les priorités du gouvernement en ces temps difficiles", a souligné devant le Bundestag le ministre du Travail Hubertus Heil, estimant que cette revalorisation était une "question de respect" et participait du sentiment de sécurité des travailleurs.
Cette mesure va améliorer la rémunération de près de 6,2 millions de salariés sur une population active de 45,2 millions de personnes. Le "Smic" horaire allemand sera augmenté en deux étapes, de 9,82 à 10,45 euros le 1er juillet puis à 12 euros le 1er octobre, dopant le pouvoir d'achat global de 4,8 milliards d'euros au sein de la première économie européenne, selon la Confédération allemande des syndicats (DGB). Il s'agissait d'une promesse centrale de la coalition avec Verts et libéraux dirigée par le social-démocrate Olaf Scholz depuis décembre.
Elle est saluée par les syndicats au moment où le pouvoir d'achat est rogné par une inflation qui enchaîne les records depuis près d'un an. En mai, la hausse des prix a atteint 7,9%. Mais selon un sondage de l'organisation patronale "Familienunternehmen" auprès de 800 de ses membres, 89% des chefs d'entreprises craignent que cette mesure renchérisse leurs coûts et donc in fine les prix, avec une nouvelle accélération de l'inflation.
Certains secteurs, déjà fortement touchés par les hausses de prix des matières premières, sont inquiets pour leur compétitivité, comme la filière agricole qui va devoir payer plus cher les saisonniers. Le risque est toutefois relativisé par certains experts. "Des augmentations de salaire raisonnables sont (...) nécessaires pour stabiliser l'économie, même en cette période de crise", a commenté le président de l'influent institut économique DIW, Marcel Fraztscher.
Les syndicats appellent à de plus amples augmentations pour suivre la hausse des prix, d'autant que de nombreuses négociations de branche se tiennent actuellement. Les 12.000 salariés de la filière textile de l'est du pays ont ainsi obtenu début mai une augmentation de 5,6% des salaires. Dans la sidérurgie, plusieurs milliers de salariés ont fait grève ces derniers jours pour exiger une hausse de 8,2% des salaires. Pour la vaste branche de l'industrie qui regroupe notamment les machines-outils, l'automobile et l'électronique, les discussions auront lieu au début de l'automne. L'Allemagne a introduit en 2015 le salaire minimum, après des débats passionnés sur ce principe en rupture avec l'autonomie tarifaire des branches.
 
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