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Professeur Mohamed Benbrika au " Forum de la Presse " L'Algérie montre sa volonté pour aller vers la transition énergétique
 
 
Mise à jour : 27-05-2021
 

Par : Med Wali

 
L'Algérie accuse un immense retard dans le domaine de la transition énergétique, pourtant le potentiel solaire à titre d'exemple, de l'Algérie est unique au monde, puisqu'il permet de pouvoir assurer la sécurité énergétique locale et celle d'une partie de l'Europe et même de l'Afrique notamment.
Pour avoir des réponses sur ce sujet, émanant d'experts dans le domaine énergétique, " Le Forum de la Presse " conjointement organisé entre " Le Maghreb de l'Economie " et le site d'information " dzertic24 ", a reçu l'expert en économie et professeur à l'Ecole nationale polytechnique (ENP), Mohamed Benbrika, afin d'éclairer certains points essentiels dans ce très vaste domaine en Algérie et même dans le monde. 
 
Pour lui, l'économie de l'énergie est plus importante aujourd'hui : " Je crois que l'Algérie a intérêt à activer son programme économique d'énergie verte parce que son objectif en premier lieu nécessite une organisation de la consommation, comme il consiste à la réduire graduellement notamment", a-t-il donné son point de vue sur l'efficacité des énergies renouvelables. Et de souligner l'économie d'énergie peut baisser la consommation algérienne, et sa croissance de façon plus rapide et plus économique que l'investissement dans les énergies renouvelables. " Je ne sais pas pourquoi on n'a pas donné assez d'importance à la priorité à l'économie d'énergie jusqu'à maintenant, en réalité c'est un ensemble de causes qui ont retardé cruellement d'aller vers les énergies propres et renouvelables, mais il faut dire que nous sommes contraint de rattraper le retard accusé durant la dernière décennie. Les dernières actualités algériennes montrent qu'on veut aller sérieusement vers une transition énergétique à base d'hydrogène vert tandis qu'on peut le tirer à partir des énergies fossiles.    
       
L'énergie solaire, il y a de petites progressions  
S'agissant de l'énergies solaire, professeur Benbrika dira que cette dernière est plus ou moins maîtrisé sur le plan académique et industriel, assurant qu'il y a une légère avancée dans ce domaine vu qu'il y ait un Cluster au niveau des Centres de recherche à Alger, Ghardaïa et Adrar. Les dernières données sur, la tarification progressive de l'électricité en Algérie, kilowattheure photovoltaïque est moindre que le prix du photovoltaïque fossile. " Il y a un projet très ambitieux pour aller vers la production de 1000 mégawatt (1 gigawatt) dans l'année courante. En 2011, l'Algérie avait avancé le chiffre de 22 gigawatt, dont 12 gigawatt ont été destinés à l'exportation et 10 gigawatt pour la consommation. A ce jour, nous avons produit environ 400 mégawatt, ce n'est même pas 1 gigawatt donc c'est un retard monstrueux qui est enregistré en matière de production.
 
Les universitaires peuvent apporter un plus  
Notre interlocuteur appelle les autorités à accorder des facilités bancaires, fiscales et douanières aux jeunes porteurs de projets afin de relancer des activités dans les différents domaines de l'économie verte, et surtout pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables en Algérie. Professeur Mohamed Benbrika dira qu'il faut impliquer fortement la ressource humaine tant que l'université algérienne forme annuellement environ 300 000 nouveaux ingénieurs. Avec la nouvelle tendance " start-up ", et la création d'un nouveau ministère délégué, je pense que les niches dans le renouvelable peuvent devenir très importantes, on peut faire le dessalement de l'eau de mer via l'énergie solaire, la production de sel fossile à travers le soleil, le pompage et pleins d'autres techniques et technologies qui ne sont pas encore exploités en Algérie. Si les nouveaux ingénieurs trouvent un encadrement et un accompagnement adéquat et de qualité de l'Etat, ils peuvent investir dans des technologies rares et très bénéfiques pour l'économie algérienne et surtout moins coûteuse pour le Trésor. Pour l'énergie éolienne, Mohamed Benbrika dira que ce programme se place en 2e position derrière le photovoltaïque et en 3e position, il y a le solaire thermodynamique, mais cela est très sous-exploité…
 
Les jeunes prennent à cœur les énergies renouvelables 
De nombreuses compétitions d'invention industrielle sont organisées dans certains établissements de l'enseignement supérieur, et j'espère que des opérateurs économiques viennent assister et pourquoi ne pas adopter les meilleures inventions dans le domaine des énergies vertes pour les sponsoriser, sachant que l'énergie renouvelable est l'un des domaines d'investissement importants en Algérie, commence à susciter l'intérêt de beaucoup de jeunes investisseurs, professeur Benbrika a appelé, dans ce sens, à l'accompagnement des jeunes pour la réalisation de leurs projets. " De plus en plus de jeunes ingénieurs s'intéressent désormais aux activités de recyclage et de valorisation des déchets, tous types confondus, mais aussi à l'investissement dans le secteur des énergies renouvelables ", a-t-il relevé. " L'investissement dans les domaines de l'économie verte permet de rationnaliser l'utilisation de l'énergie à travers l'élargissement de l'usage des énergies propres et le renforcement d'activités contribuant à la diversité de l'économie et à la création de l'emploi. " Pour les difficultés et entraves qui freinent le bon déroulement des projets, notre invité a appelé les pouvoirs publics à aplanir toutes les difficultés pouvant décourager les jeunes investisseurs, leur ouvrir le secteur économique et adhérer à leurs idées scientifiques pour la réalisation de leurs projets sur le terrain afin de s'adapter aux développements technologiques accélérés."
 
Les véhicules hybrides peuvent attendre 
L'importation des véhicules électriques suscite des interrogations, vu que l'Algérie ne dispose pas de la technologie, du savoir-faire nécessaire pour la commercialisation, l'usage et la maintenance de ce type d'automobile. La société elle aussi n'est pas encore prête à se lancer dans cette nouvelle technologie, et que tout le monde préfère les véhicules thermiques qui fonctionnent aux énergies fossiles, c'est vrai que ces véhicules sont écologiques, mais ils roulent à quel prix ? Interrogé à ce sujet, Mohamed Benbrika nous dira que " les voitures électriques coûtent plus de 40 000 dollars, donc d'emblée elles sont chères et elles ne sont pas accessibles aux petits ménages. Ajoutant " la batterie, l'élément le plus important et surtout le plus cher, pose d'énormes problèmes environnementaux, notamment en matière de production. L'extraction des composants nécessaires à sa fabrication, tel que le lithium, génèrent de la pollution. " La question de l'autonomie des batteries se pose également, même si la technologie des batteries lithium-ion assure une autonomie de 100 à 200 km environ pour un temps de charge d'une demi-heure à plusieurs heures. L'autonomie des batteries est un frein à la commercialisation des véhicules électriques sur le marché algérien, compte tenu des distances importantes que les automobilistes algériens parcourent au quotidien. L'autonomie des batteries pose de facto le problème de l'installation des bornes de recharge sur tout le territoire national. L'Algérie, qui ne dispose pas de la technologie et du savoir-faire nécessaires au développement des bornes de recharge, devra les importer pour installer un réseau national. Dans ce sens, Mohamed Benbrika estime qu'"il est préférable de mettre en service les véhicules électriques au profit des établissements publics et certains ministères ou on peut mettre des bornes et progressivement on va développer une culture de la voiture électrique en Algérie."
M. W.
 
 
 
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