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OTAN Erdogan refuse le soutien turc à la demande d'adhésion suédoise
 
 
Mise à jour : 25-01-2023
 
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Suède, candidate à l'Otan, ne pouvait plus compter sur le " soutien" de la Turquie après l'autorisation accordée à la tenue d'une manifestation anti-turque le 21 janvier à Stockholm. " La Suède ne doit pas s'attendre à un soutien de notre part pour l'Otan. 
 
Si vous ne respectez pas les croyances religieuses de la République de Turquie ou des musulmans, vous ne recevrez aucun soutien de notre part", a déclaré le président turc. L'autorisation donnée à un militant suédo-danois, Rasmus Paludan, de manifester le 21 janvier devant l'ambassade de Turquie dans la capitale suédoise a suscité la colère d'Ankara. Sous importante protection policière et à l'abri de barrières métalliques, ce militant anti-islam et anti-immigration a brûlé un exemplaire du Coran.
"Il est clair que ceux qui ont causé une telle disgrâce devant l'ambassade de notre pays ne doivent plus s'attendre à aucune bienveillance de notre part concernant leur demande d'adhésion à l'Otan", a martelé Erdogan lors d'un discours télévisé. La Turquie avait déjà annulé samedi une visite prévue du ministre suédois de la Défense, qui avait pour objectif de tenter de lever les objections d'Ankara à l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, avait déjà condamné un "crime de haine manifeste". La police suédoise avait estimé le 20 janvier que la Constitution et les libertés de manifestation et d'expression en Suède ne justifiaient pas l'interdiction de cette manifestation au nom de l'ordre public. La Turquie bloque depuis mai l'entrée de la Suède - et celle de la Finlande - dans l'Otan en leur reprochant d'héberger des militants et sympathisants kurdes qu'elle qualifie de "terroristes", notamment ceux du PKK et ses alliés dans le nord de la Syrie et en Irak. Pour Ankara, tout progrès éventuel dépend des initiatives suédoises pour extrader des personnes accusées de terrorisme par la Turquie ou d'avoir pris part à la tentative de coup d'Etat de 2016 contre Erdogan.
 
Ankara annule la visite d'un ministre suédois en raison d'une manifestation anti-turque à Stockholm
Le ministre turc de la Défense a annoncé que la visite de son homologue suédois, prévue le 27 janvier, était annulée alors qu'une manifestation anti-turque doit se tenir le 21 janvier à Stockholm, suscitant l'ire d'Ankara. La Turquie a annoncé le 21 janvier avoir annulé une visite prévue du ministre suédois de la Défense, après l'autorisation accordée à la tenue d'une manifestation anti-turque à Stockholm. "La visite du ministre suédois de la Défense Pal Jonson en Turquie le 27 janvier a perdu sa signification et son sens, nous avons donc annulé la visite", a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. Cette visite avait pour objectif de tenter de lever les objections d'Ankara à l'entrée de la Suède dans l'OTAN. L'autorisation donnée au militant de droite radicale suédo-danois, Rasmus Paludan, de manifester le 21 janvier devant l'ambassade de Turquie dans la capitale suédoise a suscité la colère d'Ankara. Rasmus Paludan a exprimé son intention de "brûler le Coran" devant la légation. Une manifestation pro-kurde est également prévue en Suède le même jour. Le 20 janvier, la Turquie avait convoqué l'ambassadeur de Suède à Ankara pour "condamner cette action de provocation qui constitue clairement un crime de haine - dans les termes les plus forts", selon une source diplomatique.
C'était la deuxième fois en quelques jours que le représentant suédois à Ankara était convoqué par le ministère des Affaires étrangères, après la diffusion la semaine dernière d'une vidéo montrant un mannequin pendu, désigné comme le président Recep Tayyip Erdogan. Cette mise en scène avait été réalisée par un groupe proche du Comité Rojava, soutien aux Kurdes de Syrie. La Turquie bloque depuis mai l'entrée de la Suède - et celle de la Finlande - dans l'OTAN en leur reprochant d'héberger des militants et sympathisants kurdes qu'elle considère comme des "terroristes" notamment ceux du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et ses alliés dans le nord de la Syrie et en Irak. Pour Ankara, tout progrès éventuel dépend des initiatives suédoises pour extrader des personnes accusées de terrorisme par la Turquie ou d'avoir pris part à la tentative de coup d'Etat de 2016 contre Recep Tayyip Erdogan.
 
La Turquie n'entend pas faire ratifier l'adhésion de la Suède à l'OTAN dans les conditions actuelles
Après des provocations de partisans du PKK en Suède, Ankara a annoncé qu'elle n'entérinerait pas la ratification de l'adhésion du royaume scandinave à l'OTAN. Depuis plusieurs mois, Ankara réclame à Stockholm l'extradition de membres du PKK. La Turquie n'est "pas en situation" de ratifier l'adhésion de la Suède à l'OTAN en l'état, a estimé ce 14 janvier Ibrahim Kalin, porte-parole et conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan, après un nouvel incident survenu cette semaine. "Nous ne sommes pas en situation d'envoyer la loi [pour ratification] au Parlement, nous avons un vrai problème à ce sujet", a-t-il assuré, affirmant que les députés risqueraient de la rejeter. Ankara a vivement réagi le 12 janvier à la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant la pendaison par les pieds d'un mannequin censé représenter d'Erdogan. La scène aurait eu lieu lors d'une manifestation de partisans du PKK, devant l'hôtel de ville de Stockholm. 
Dans ce montage vidéo, réalisé par un groupe proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Suède, ce simulacre de pendaison du président turc est comparé à l'exécution de Benito Mussolini. "L'histoire a montré que c'est ainsi que finissent les dictateurs", peut-on lire en sous-titre.
Le 13 janvier, l'avocat du président turc a annoncé sur Twitter avoir déposé plainte auprès du Parquet général d'Ankara. De son côté, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, disant comprendre l'indignation de la Turquie, a dénoncé un acte de "sabotage" contre la demande suédoise de devenir membre de l'Alliance atlantique. 
Ce nouvel incident intervient alors que la Turquie bloque depuis le mois de mai l'entrée de la Suède - ainsi que celle de la Finlande - dans l'OTAN, l'accusant d'héberger sur son territoire des membres du PKK et d'organisations alliées à celui-ci, qu'elle considère comme étant terroristes. "Ce n'est pas bon pour la Suède d'apparaître sous ce jour", selon Ankara "Nous sommes engagés dans ce processus depuis six ou sept mois et ce n'est pas bon pour la Suède d'apparaître sous ce jour", a insisté le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin devant des journalistes de plusieurs médias internationaux, dont l'AFP. Et d'ajouter : "Nous voulons avancer et progresser, mais si ce genre d'incidents continuent cela ralentira le processus." Pour Ibrahim Kalin, la Suède doit envoyer "un message clair" concernant l'attitude des membres du PKK sur son sol. "Ils doivent [...] par exemple garantir que [les membres du PKK] ne peuvent plus recruter ni collecter d'argent" sur le sol suédois, selon le conseiller turc. Il a reconnu néanmoins que le nouveau gouvernement suédois avait réalisé plusieurs pas importants dont la visite, "très appréciée", du Premier ministre suédois à Ankara peu après son accession au pouvoir ainsi que "l'amendement de la Constitution, une avancée positive". Mais il faudra encore attendre "six mois" avant que les nouvelles lois afférentes ne soient écrites et validées par le Parlement, a-t-il remarqué. Par ailleurs, Ibrahim Kalin a affirmé que la Turquie "ne demande rien à la Suède ou à la Finlande qui ne soit conforme à leur loi : nous sommes très réalistes". 
Le gouvernement turc a notamment réclamé l'expulsion de plusieurs membres du PKK, ainsi que du mouvement Fetö accusé d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat de 2016. A ce stade, un membre du PKK a été renvoyé par Stockholm début décembre - et aussitôt emprisonné en Turquie.
R. I.
 
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