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Emissions de gaz effet de serre : La France a rat ses objectifs en 2016
 
 
Mise à jour : 24-01-2018
 
La France n'a pas tenu ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre en 2016, selon un bilan provisoire publié lundi par le ministère de la Transition écologique, des résultats qui "appellent à une réaction", indique le ministère.
Après avoir atteint "sans marge" son objectif de 2015, la France a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6% de plus que ce qui était prévu, le dérapage venant essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment. Les émissions ont toutefois baissé de 15,3% par rapport à leur niveau de 1990.
Cet écart s'explique essentiellement par des éléments conjoncturels, comme le faible prix des produits pétroliers "qui incite à la consommation", et l'indisponibilité de certaines centrales nucléaires "qui a provoqué un recours accru aux centrales" à charbon et à gaz, selon le document mis en ligne par le ministère. "Certains indicateurs sectoriels s'écartent dès 2015 de la trajectoire", notamment dans le bâtiment et les transports, relève-t-il. Il s'agit du "premier écart à la trajectoire", définie dans la Stratégie nationale bas carbone, qui fixe chaque année un "budget carbone" à respecter afin d'atteindre une baisse de 27% des émissions de gaz à effet de serre en 2028 par rapport à 2013, et -75% d'ici 2050.
Ces résultats impliquent que la France "ne peut pas avoir un regard prétentieux" vis-à-vis du reste du monde, a estimé le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions", a-t-il dit lundi lors de ses vœux à la presse. "Un renforcement des actions apparaît donc nécessaire pour rester en phase avec nos objectifs", indique le ministère.
Les émissions de gaz à effet de serre françaises proviennent essentiellement des transports (29%), de l'agriculture (20%) et du bâtiment (19%), et tous ont engendré plus d'émissions que ce qu'ils auraient dû.
 
11% de trop dans le bâtiment 
La palme revient au secteur du bâtiment, dont les émissions sont globalement stables depuis 1990 mais ont dérapé de 11% par rapport à l'objectif, les ménages ayant eu plus recours aux énergies carbonées pour le chauffage. Dans les transports, les émissions sont 6% supérieures à ce qui était attendu et en hausse de 12,4% depuis 1990, et elles sont 3% trop élevées dans l'agriculture. A l'inverse, celles issues de l'industrie sont globalement conformes aux attentes grâce au développement de "nouvelles technologies de production", tandis que celles venues de l'énergie et des déchets sont inférieures au plafond prévu.
Le ministère de la Transition écologique met en avant les mesures de son Plan Climat pour améliorer la performance française.
Le gouvernement a décidé d'accélérer la montée en puissance du prix du carbone, de soutenir le remplacement des véhicules à forte émission de gaz à effet de serre par des véhicules moins pollueurs ou encore de renforcer la rénovation énergétique des bâtiments.
La Stratégie nationale bas carbone doit être révisée cette année, notamment pour y inclure l'objectif ambitieux de neutralité carbone à l'horizon 2050.
 
Aucune priorité pour un nouveau réacteur EPR
EDF travaille depuis plusieurs années au développement d'une nouvelle version de son réacteur EPR mais une éventuelle construction sur le sol français n'est pas la priorité, a dit le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.
"Pour l'instant, ce n'est ni la priorité, ni dans les tuyaux. Pour l'instant, la priorité c'est de développer les énergies renouvelables et de baisser la part du nucléaire", a déclaré lundi Nicolas Hulot en marge de ses voeux à la presse. La semaine dernière, le P-DG d'EDF Jean-Bernard Lévy avait affirmé dans une interview au Figaro que ce futur modèle "optimisé" de l'EPR "devra d'abord être commandé et construit sur notre territoire avant d'être exporté".
La mise au point d'un tel modèle de réacteur, censé coûter moins cher que la version actuelle de l'EPR dont 6 exemplaires sont en construction en Chine, Finlande, France et Royaume-Uni, est primordiale pour la filière nucléaire française, qui doit affronter la concurrence des énergies renouvelables et fossiles un peu partout dans le monde.
Pour EDF, cette nouvelle version de l'EPR est aussi appelée à remplacer une partie de son parc français de 58 réacteurs, malgré les fermetures voulues par le gouvernement pour baisser la part de l'atome dans la production de courant, conformément à la loi sur la transition énergétique. "Normalement, en fin d'année, nous aurons des critères très précis pour savoir combien de réacteurs nous allons fermer et à quelle échéance", a rappelé Nicolas Hulot lundi. Outre un critère de sûreté, le gouvernement étudiera des critères socio-économiques pour arrêter son choix. Par ailleurs, interrogé sur une potentielle évolution de la structure d'EDF visant à séparer le nucléaire du reste des activités (énergies vertes, services énergétiques, etc.), Nicolas Hulot a indiqué que cela faisait partie des pistes et des "suggestions" sur la table, mais qu'"aucune suggestion n'est privilégiée".
Une interview du ministre au Financial Times en novembre dernier, où il évoquait un changement de l'architecture du groupe détenu à environ 84% par l'Etat français, avait lancé les spéculations sur une telle transformation d'EDF.
Farida B.
 
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